lundi 16 mars 2015

La Slow Cosmétique, de Julien Kaibeck : le livre qui a éclairé ma conscience

Hello les Bridget !

Une fois n’est pas coutume, je souhaitais vous faire la présentation d’un ouvrage qui m’avait tout d’abord intriguée par son nom, mais qui ensuite m’a permis de comprendre beaucoup de choses sur la peau et le monde de la cosmétique. Qu’est-ce que la « Slow cosmétique » ?



Un mouvement qui prône la lenteur et le frein à la surconsommation

Si l’on devait traduire cette expression, cela donnerait quelque chose comme « la cosmétique douce, lente » ; ce mouvement encore tout jeune par chez nous s’inspire de la slow food. La slow food, ça ne vous dit rien non plus ? Il s’agit d’une communauté qui a décidé de manger mieux, plus sain, en limitant l’impact économique et écologique sur la planète. Un peu dans l’esprit des jardins partagés si vous voulez.

Qu’il s’agisse de la slow food ou de la slow cosmétique, le but est le même : avoir une consommation raisonnée et raisonnable. Savoir ce que l’on achète et ce que l’on met sur sa peau. Ne pas être un consommateur aveugle et aveuglé par les sirènes des grands groupes de cosmétiques. Bref : être tout simplement informé.

Vous retrouverez sur le site internet de la Slow Cosmétique toutes les informations qui complèteront mon propos. Sachez que l’association a créé son propre label qui récompense les cosmétiques qui entrent totalement dans la démarche de la Slow Cosmétique : respect de la peau, de l’environnement et des animaux, et respect du consommateur (pas de greenwashing).

Un livre utile et pédagogique

Le livre se découpe en plusieurs parties. La couleur est annoncée par la préface, très engagée, de Jean-Pierre Coffe (on ne s'y attend vraiment pas, mais son discours est intéressant) ! Une introduction permet ensuite à l’auteur, Julien Kaibeck, de dénoncer le « greenwashing » très ancré en cosmétique et d’expliquer pourquoi il propose un autre mode de consommation. Ensuite, le chapitre 1 met à la portée de la plus nulle des élèves de SVT (moi) le fonctionnement et les caractéristiques de la peau ainsi que ses besoins pour « vivre », schémas à l’appui. Saviez-vous que l’hydratation, c’est le fait de poser une barrière sur la peau pour empêcher l’eau de s’évaporer trop rapidement des cellules ? Et que la meilleure des barrières, c’est l’huile végétale ? (si vous voulez en savoir plus, filez vite lire mon billet au sujet des bienfaits des huiles végétales). C’est pourquoi le chapitre 2 enchaîne sur la cosmétique traditionnelle et les ingrédients sujets à controverse… Puis Julien Kaibeck expose les grandes lignes de la Slow cosmétique dans le chapitre 3 avant de donner des tas et des tas de recettes naturelles à faire soi-même dans les chapitres suivants.


Chaque section est conclue par une fiche récapitulative très claire. Et l’auteur nous gratifie d’une liste des meilleures huiles végétales et essentielles à choisir en fonction de son type de peau ou de cheveux à la fin de son ouvrage. Vraiment top !



Des recettes DIY simples et économiques


Abordons rapidement les recettes. Le concept de la Slow Cosmétique, finalement, c’est de faire le plus possible avec ce qu’on a dans les placards. Et si l’on doit investir, cela sera dans quelques ingrédients (aloe vera, argiles, eaux florales, huiles végétales et essentielles) peu onéreux. Hygiène, hydratation, soin, pour le corps, le visage et les cheveux, tout est abordé, et les hommes ne sont pas oubliés ! Avec du gel d’aloe vera, du lait entier et trois gouttes d’huile essentielle, vous obtiendrez un lait démaquillant doux pour la peau ! Avec du beurre de karité, de l’huile de coco et de calendula, à vous le baume pour le corps fait maison ! La plupart des ingrédients sont disponibles dans vos boutiques spécialisées ainsi que sur le gros site du genre : Aromazone. Certaines recettes nécessiteront une petite cuisson au bain-marie, mais rien d’insurmontable, puisque moi-même j’y arrive parfaitement (et si j’y arrive, vous y arriverez, foi de Bridget).  

Une urbaine convertie

Bien sûr, la question que vous vous posez sûrement est la suivante : est-ce que ça marche ? Julien Kaibeck est parfaitement clair : les recettes proposées ont une efficacité similaire aux cosmétiques de supermarché et sont plus saines. En revanche, elles ne remplaceront jamais un traitement médicamenteux si vous souffrez de problèmes de peau et de cheveux : et c’est bien normal !


De mon point de vue, cet ouvrage est très complet et fait preuve d’une argumentation efficace. J'ai été convaincue et séduite par la démarche de la Slow Cosmétique. Est-ce à dire que je vais vivre dans la petite maison dans la prairie et manger des baies de goji que j’aurais moi-même cultivées ? Pas du tout. Je suis une urbaine et j’aime mon confort. Mais malgré cela, j’ai appris et surtout compris beaucoup de choses sur le fonctionnement d’un cosmétique et celui des grandes sociétés qui régissent cet univers si particulier. Après cette lecture, j’ai changé beaucoup de choses dans mes routines de soin, et j’ai objectivement constaté que ma peau et mes cheveux se portaient vraiment mieux. Car que l’on soit une bio addict convaincue ou une novice en la matière, nous avons toutes quelque chose à apprendre dans ce livre.

Julien KAIBECK, Adoptez la Slow Cosmétique,
éditions Quotidien Malin, 2012, 15 euros

Retrouvez Julien Kaibeck sur son site internet « l’essentiel de Julien » et en tant qu’intervenant hebdomadaire dans l’émission La Quotidienne, sur France 5, à partir de 11h45 !

Où se le procurer : chez la Fnac, Amazon, Mollat, et toutes les librairies de quartier.

A vous les studios ! Connaissiez-vous ce mouvement beauté ?  Etes-vous sensible à ce genre de discours ?

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