jeudi 3 mars 2016

Le bio est-il moins cher ?

Bonjour les Bridget !

Si je demeure convaincue que les cosmétiques bio sont l’avenir de notre beauté, il n’en demeure pas moins que l’argument du « écologique donc économique » me laisse parfois un peu songeuse. Alors je me suis dit que cela pourrait être intéressant de faire le point sur la « douloureuse » biologique !

1°) Acheter des cosmétiques certifiés bio

Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir le choix entre des marques certifiées plus nombreuses et pointues en matière de cosmétiques. Le passage au bio se fait, il me semble, prioritairement par « permutation » de nos anciens produits conventionnels avec des produits labellisés. En gros, on remplace notre crème de jour par une autre, notre nettoyant visage par un autre etc. Au final, la facture est-elle moins salée ? Etant une grande consommatrice de cosmétiques, il me semble pouvoir affirmer que ce n’est pas forcément le cas…

Au final, que l’on suive la routine du layering à la japonaise ou que l’on utilise peu de produits, et que l’on veut miser sur des marques qui ont fait leur preuve, le bio se situe dans les mêmes tranches de prix que les produits de parapharmacie. En revanche, il sera plus onéreux que ceux achetés en grande surface. Donc pas vraiment d’économies.

2°) Faire du home-made

Ô cours de physique-chimie auxquels je n’ai jamais rien compris ! Ô joie de la petite usine de fabrication de cosmétiques à domicile ! Quel ne fut pas mon bonheur, en rentrant dans le domaine du bio, de découvrir que l’on pouvait fabriquer soi-même des crèmes et autres produits quasiment identiques à ceux trouvés dans le commerce ! Et ô double joie, plusieurs sites internets, dont un leader sur le marché, proposent dans leurs étals absolument tout ce qu’il faut pour incarner les apprentis-chimistes ! Des matières premières aux actifs plus élaborés en passant par le matériel de fabrication et les flacons, on trouve vraiment tout ! Et ces sites sont malins : ils proposent des centaines de recettes permettant de confectionner n’importe quel cosmétique, toutes plus tentantes les unes que les autres. Je vous laisser juger du matériel que j’ai accumulé en deux ans :


Ma malle et mon panier sont pleins à craquer. Je n’ose jeter un œil sur l’ensemble des factures de commandes – en fait si, je viens de le faire – et le montant de mes achats est vertigineux : plusieurs centaines d’euros ! Hélas, ces produits ont une date de péremption plus ou moins longue, et n’ayant pas l’opportunité de tout utiliser de manière régulière, certains se périment alors qu’ils n’ont été utilisés qu’une fois ou deux… Cela fait cher la panoplie pour créer ses cosmétiques…

Mais il faut aussi que je vous présente l’appareil ultime, offert par Marc Darcy, afin de laisser s'exprimer ma folie créatrice cosmétologique : la fameuse Naturalis de Rowenta, vendue en règle générale à 200 euros (mais achetée avec une réduction, faut pas déconner). L’outil inutile donc totalement indispensable.


La machine qui fait tout à ma place, ou presque : elle chauffe et mélange les ingrédients entre eux afin de fabriquer des crèmes, des laits, des gels, d’aussi bonne qualité au niveau de la galénique que ceux que l’on trouve dans le commerce. Et je confirme ! Adieux bains-marie parfois pénibles, avec brûlures et compagnie, et vaisselle à gogo !

Du coup, si on fait les comptes… Sachant que je ne fabrique pas tous mes cosmétiques, loin de là… Je pense pouvoir dire que cette solution est un gouffre financier (mais dans lequel je me jette, ô diablerie, avec plaisir)…

3°) Revenir à l’essentiel (la slow cosmétique)

Il y a bien un moyen, en y réfléchissant, d’adhérer au bio sans se ruiner : c’est celui de la slow cosmétique, prônée par Julien Kaibeck dont je vous ai présenté le livre sur le blog. Sa philosophie est simple : peu de produits, mais tous bruts, bio et de grande qualité. Quelques huiles végétales et hydrolats, de l’aloe vera, de l’argile, et 3-4 huiles essentielles. Des produits du placard comme du miel ou de la maïzena, par exemple. Mais finalement pas grand-chose, et c’est sans doute ce qui fait la force de la slow cosmétique ! L’inconvénient est sans doute que l’on ne peut pas longtemps conserver les préparations, qui se cuisinent à la minute et s’utilisent dans la foulée. Quand l’on est pressées, cela peut être un handicap ; mais quand on prend son temps, c’est super ! Et là, on peut dire que c’est économique !

A vous les studios ! Et vous, comment fonctionnez-vous ?

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